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22/02/2013

Les villes normandes et leurs spécialités

Retour dans le passé, au temps où les traders n'existaient pas encore. Epoque de production locale, circuits courts de distribution mais aussi export et renommée au-delà de la région.

Une promenade dans l'ensemble de la Normandie, qu'elle soit basse ou haute, nous permet de constater la richesse de notre région dans bien des domaines : agricole, industriel, artistique, gastronomique, patrimonial et maritime. En voici quelques exemples glanés ici et là.

dentelle alençon.jpgLa dentelle d'Alençon
En 1665, Colbert fonde à Alençon la manufacture royale de Dentelles dont celle du très célèbre Point d’Alençon, créé à partir du Point de Venise. Alençon employa, à l’apogée de son art, plus de huit mille dentellières. 

CANARD DUCLAIR.jpg

Le canard de Duclair
Une légende raconte que cette race fut le résultat, à l'abri des vents du Nord, derrière les hautes falaises de craie blanche, à Duclair, d'ébats réguliers entre de jeunes canes des basses-cours et de vigoureux canards sauvages, en cours de migration.Parfois surnommé "l’avocat", à cause de sa livrée, le canard de Duclair est à l’origine de la création de la célèbre recette normande du canard au sang.

Poule de Gournay.JPGLa poule de Gournay
Vieille race française, très robuste, bonne pondeuse, qui résulterait de croisements entre des brahmas et  Houdan. Son plumage est  noir, caillouté de blanc.  La variété la plus répandue est à crête simple, mais elle existait en crête frisée.

Moutarde Bocquet.jpgLa moutarde Bocquet d'Yvetot
La moutarde Bocquet de la ville d’Yvetot est née au XVIIIe siècle. Fabriquée par assemblage de trois variétés de graines de moutarde et l’utilisation de vinaigre de cidre, elle a perduré jusqu’en 1980. La région d’Elbeuf a également fortement contribué à la réputation de la production moutardière régionale.

Tour de Londres.jpgÀ Caen ? Les tripes, bien sûr, mais aussi la pierre ; de belles pierres blan­ches utilisées pour la construction, que l'on retrouve par exemple dans les murs de la fameuse Tour de Londres. La domination normande fit de Londres une vraie capitale. Vers 1078, Guillaume le Conquérant éleva la « Tour blanche », à la fois forteresse et résidence, qui forme encore le noyau de la célèbre Tour. 

Tinchebray.jpgLes outils de jardin ont vu le jour à Tinchebray, dans l'Orne, non loin de L'Aigle, la patrie des aiguilles. La ville regroupe plusieurs entreprises spécialisées dans la ferronnerie, la quincaillerie et les outils de jardinage. Tinchebray revendique le titre de « capitale de la quincaillerie. C'était aussi le centre de commerce de la zone cloutière de Chanu, capitale du clou normand, qui consommait 2 000 tonnes de fer en 1761, c'est-à-dire la production d'une quinzaine de forges. Il y a également une chocolaterie Cémoi, située dans l'ancienne abbaye.

stwandrille.jpgLa cire de Saint-Wandrille, commercialisée sous la marque Melitta, toujours appréciée des antiquaires et des bibliothécaires, a été fabriquée sur place jusqu'en 1990. Depuis 1935 Saint-Wandrille assure la fabrication de cire sous la marque "Melitta", et en 1936, la fabrication d'encaustique commence.

caudebec.jpgFait-on encore des chapeaux à Caudebec  Le célèbre Caudebec, chapeau noir avec une plume noire, lancé par les Huguenots, eût une variante qui alla à la Cour dès la fin du XVIème siécle.


Où suit-on le meilleur usage ? 
Est-ce à Montréal, à Québec, 
Que rehaussé d'un beau plumage,
On porte mieux le Caudebec ?

 (Epistres, Nicolas Boileau-Despréaux)

elbeuf.pngEt des draps à Elbeuf ?
Connu dès le Moyen-Age, le drap d’Elbeuf est une étoffe épaisse de laine cardée, réalisée à partir de fibres courtes, et de couleur sombre. D’abord destiné à la confection de vêtements communs, il devient un article de demi-luxe au début du 17e siècle, grâce à un procédé venu des Flandres permettant de fabriquer à la « façon hollandaise » des étoffes plus légères et plus fines. La création de la Manufacture Royale, en 1667, consacre la renommée des Draps d’Elbeuf, qui perdurera jusqu’au début du 20e siècle (photo manufacture Lemonnier, édifiée en 1673)

Il faudrait encore citer la moule de Barfleur, la morue de Granville, les huîtres de Saint-Vaast-la-Hougue, le boudin de Mortagne-au-Perche, l'andouille à Vire, les radis violets de Gournay, le poireau monstrueux de Carentan,la Bénédictine de Fécamp  le Fromage de Neufchâtel,  le Boursin, de Croisy-sur-Eure près de Pacy,ou le Brillat-Savarin, de Rouvray-Catillon, aux environs de Forges-les-Eaux.

Il faudrait aussi dire ce qui distingue les tripes de La Ferté-Macé de celles de Caen. Parler des spécialités récemment disparues, comme le melon de Honfleur ou le fromage de La Bouille

Cette connaissance du patrimoine est loin d’être négligeable. Elle est même indispensable et permet de se rendre compte, une fois de plus, de l’étendue de la richesse de la Normandie.

Un ouvrage récemment paru donne quelques pistes de recherche :

Les villes normandes et leurs spécialités.jpg

Il reste des découvertes comme les fonderies de cloches de Villedieu-les-Poëles et la faience de Rouen ou de Forges les Eaux qui seront l'occasion d'autres notes.

Bonne visite en Normandie

Commentaires

Chaque région et chaque ville a des spécialités qu'il est plaisant de découvrir et d'apprécier. Bonne soirée. Monique Ruiz

Écrit par : Monique Ruiz | 23/02/2013

Merci pour ce panorama de quelques unes des richesses de ta région.

En temps que géologue, je connais les mérites de la pierre de Caen, calcaire superbe avec lequel on a bâtit des villes entières, remplaçant les maisons à pans de bois.

En ce qui concerne les autres, le fer de la boutonnière de Bray a permis l'éclosion de toute des industries de quincaillerie bien connues.

Mais il y beaucoup de spécialités que tu me fais découvrir. Merci beaucoup.

Bises

Christian

Écrit par : Christian | 27/02/2013

et le trou normand, ça vient d'où ????

Écrit par : fanfan du fatras | 27/02/2013

Le trou normand n'est pas si normand que çà. Il peut aussi être avec du cognac, de l'armagnac ... mais il reste normand de nom. De manière générale, boire un petit verre d'alcool fort (de la gnole) entre les entrées et les plats principaux faciliterait la digestion. C'est du moins ce qu'on disait au 19ème siècle lorsqu'il est apparu.
Cependant je suis convaincue que ce n'est qu'avec un bon calva servi avec un sorbet aux pommes après plusieurs entrées que l'on pourra prolonger pendant des heures, comme les normands savent le faire, un bon repas avec plusieurs plats, de bons fromages normands et un dessert aux pommes.

Par contre une vieille tante de mon mari, Augustine, n'aurait jamais terminé un bon repas sans une FOUTINETTE. Elle attendait que les hommes mettent le calva dans le fond de la tasse à café encore chaude pour y tremper un sucre. Elle a bien sûr vécu plus de 90 ans.

Écrit par : Halina | 28/02/2013

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